Monsieur Ray

Bonjour, je suis Monsieur Ray, alias moi-même, un homme de 38 ans qui navigue à vue dans le vaste et tumultueux océan de la vie. Si j’ai rejoint, avec plaisir, le navire de #LivreToi c’est bien sûr parce que j’aime les mots et pouvoir les partager est un des plaisirs essentiels de la vie. Si vous lisez ceci c’est que vous vous demandez peut-être qui je suis. C’est une bonne question à laquelle je vais essayer de répondre sans garantie de réussite parce que je ne suis pas sûr que nous soyons toujours les mieux placés pour prétendre dire qui nous sommes.

Trêves de formules. Je suis donc Monsieur Ray, je l’ai déjà dit, comme je vous ai laissé entendre que j’étais un homme de 38 ans. Ce que j’aime dans les mots ce sont d’abord ceux que l’on s’échange entre amis, connaissances ou anonymes. Ces mots qui nous révèlent, les mots qui créent du mystère, les mots intimes, les mots qui séduisent et ceux qui nous dévoilent sans fard. J’aime grandement cette forme littéraire, peut-être devenue un peu désuète, qu’est la correspondance. J’y suis probablement attaché parce que c’est en partie grâce à elle que je suis venu à la littérature.

Les mots que j’aime ce sont ceux de l’écriture, de la création, du langage et de la pensée. Tout simplement parce que c’est grâce à eux que j’ai appris à trouver ma place dans le monde ; j’étais un enfant et un adolescent timide et très introverti, du genre vraiment  très introverti. L’idée de parler à une personne me terrifiait et le monde dans son ensemble me paraissait très angoissant. Un jour, par hasard, j’ai découvert l’écriture, je veux dire la force cathartique de l’écriture et empiriquement j’ai appris à exprimer tous les mots que j’avais accumulés en moi en écrivant. C’est sûrement pour cela que j’y suis tant lié.

La dernière forme de littérature que j’apprécie c’est la lecture, peut-être parce que j’ai mis du temps à apprivoiser cette facette de la culture littéraire. Je n’étais pas un enfant qui lisait beaucoup, voir j’étais un enfant qui ne lisait pas à part les ouvrages obligatoires pour l’école. Et à cette époque lire était une corvée. J’ai commencé à lire pour et par moi-même lorsque j’ai découvert la science-fiction et les cultures de l’imaginaire. Je me souviens que le premier ouvrage que je suis allé acheter pour moi, c’était à la fnac lorsque j’étais au lycée, avec Ubik un ouvrage de Philip K. Dick.

Le temps passant j’ai appris à cultiver mon goût pour la lecture, même si je continue d’être un lecteur très lent. J’ai toujours le goût de la science-fiction, si possible une SF plus métaphysique que hard science. Mais j’ai conquis d’autres genres littéraires, souvent des genres assez interlopes et pas toujours bien définis. J’ai sombré dans Le festin nu de William Burroughs, je me suis perdu dans Darling River de Sara Stridsberg, j’ai été dérangé par La fin d’Alice de A.M. Homes … Oui, j’apprécie les œuvres qui mettent mes valeurs à l’épreuve. Je trouve très intéressant quand la littérature me permet d’être confronté à des personnalités qui ont franchi la frontière séparant l’humanité de son côté sombre parce que ce sont des personnalités qu’à priori je ne rencontrerais pas dans mon quotidien et  ce sont des figures déviantes qui me permettent de me questionner sur notre société.

Fort heureusement je n’aime pas que cela, j’ai appris très récemment à apprécier la poésie  et j’en lis de plus en plus avec beaucoup de plaisir. Je n’oublie pas que la beauté du monde, des êtres et des mots est une denrée assurément précieuse dans notre monde anxiogène. J’aime aussi de temps à autre me plonger dans les biographies, non que le genre me plaise plus que cela, mais quand les personnes m’intéressent c’est naturel de se plonger dans leurs vies. J’ai aussi un goût certain pour l’érotisme et le charme mais c’est encore là un domaine littéraire que je connais peu et mal. Cela ne m’empêchera pas de chroniquer quelques lectures.

Ma vie quotidienne est partagée entre ce qu’il y a de quotidien, de banal et de nécessaire pour faire tourner la machine et puis quelques passions plus ou moins dévorantes ; parmi elles il y a l’écriture, je ne désespère pas d’arriver à terminer mes projets en cours, il y a aussi le fait de chiner sur les vide-greniers et les brocantes. J’ai entrepris il y a quelques temps le projet de #chinersabibliothèque pour prouver aux mauvaises langues que la culture n’est pas trop onéreuse pour ceux qui savent où chercher. Et plus généralement j’aime l’art, la création, la photographie et aiguiser mon esprit critique 😉.

Je ne sais pas si tout ce que je vous dévoile suffit à vous donner de moi une vision plus précise. Je l’espère évidemment et si ce n’est pas le cas soyez assurés que je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions. Au plaisir de partager nos trouvailles littéraires.

Monsieur Ray.

monsieur ray